Et parce que les conditions de travail à SII dépendent aussi d'un contexte socio-économique, vous trouverez en cliquant sur l'image ci contre une page contenant des réflexions de membres de la section ainsi que des informations sur des mouvements auxquels SUD/Solidaires participe.

mercredi 26 septembre 2012

Pour un réel changement économique et social :
Le rejet de Sarkozy et de sa politique antisociale, autoritaire et discriminatoire a conduit à l’élection de F. Hollande et au changement de majorité. Aujourd'hui, certes le discours a changé et quelques mesures ont été prises comme l’augmentation de l’allocation de rentrée scolaire mais le compte n’y est pas et les logiques d'austérité demeurent !
La barre des 3 millions de chômeurs vient d’être franchie, 6 millions de salariés sont en situation de précarité et 8 millions vivent au dessous du seuil de pauvreté. Les plans dits sociaux, les fermetures d’entreprises et les licenciements par rupture conventionnelle se multiplient, le gel de l’emploi dans la fonction publique est confirmé… Plus de 10 000 suppressions d’emplois programmées en Haute-Garonne ! (Sanofi, Fram, Freescale, Air France, Neo security, Thalès, CLAF, Motorola Mobility…)
Le patronat poursuit son offensive de classe et de casse de l’industrie, de l’emploi, exigeant toujours plus de flexibilité et de baisse de ce qu'il qualifie de "coût du travail".
Il y a urgence à prendre des mesures !
Pour l’emploi : immédiatement exigeons l’arrêt des suppressions d’emplois dans les entreprises qui font des profits. Il y a lieu de sécuriser les parcours professionnels par des mesures alternatives aux licenciements, de réglementer et d’encadrer la soustraitance, de permettre l’indemnisation de tous les chômeurs et chômeuses. Exigeons l'arrêt de la saignée des emplois dans les fonctions publiques, solution déterminante pour lutter contre l’injustice sociale, la misère et la précarité. Une politique cohérente de relance de l’emploi industriel, de développement de véritables services publics étoffés, et un pôle financier public pour assurer le financement des besoins utiles sont incontournables. Une politique qui devra répondre aux exigences imposées par la crise environnementale.
Pour les salaires : le « saupoudrage » opéré sur le SMIC au mois de juillet ne répond pas à l’urgence salariale. Il faut une réévaluation conséquente du SMIC à, dans un premier temps 1700 euros bruts, et des grilles salariales à partir de cette base. L’urgence sociale impose aussi le relèvement des minima sociaux et des pensions de retraites.
Pour une protection sociale de haut niveau : le gouvernement doit rétablir la retraite à 60 ans, et un taux de remplacement de 75%. Les restrictions imposées en matière de santé par un « reste à charge » toujours plus important sont inacceptables. Il en est de même de l’augmentation de la CSG. Le gouvernement doit revenir sur ces politiques, notamment sur les 30 milliards d’euros par an d’exonérations sociales accordées au patronat !
Pour un autre partage des richesses : Aujourd’hui, la part des salaires dans les richesses créées, est plus faible qu’à la sortie de la guerre. S’y ajoute une fiscalité qui permet à une minorité déjà très riche de spéculer sur les dettes publiques. La réforme fiscale promise est urgente. Le vrai changement serait de s’attaquer au système économique qui génère ces inégalités, au lieu de courber l’échine devant le pacte budgétaire et sa règle d’or, qui préparent de nouveaux sacrifices pour les peuples européens.
Le Mardi 9 octobre manifestons tous ensemble  
Pour l’emploi –la reconquête industrielle- les salaires - la protection sociale
14h centre Compans Caffarelli
Toulouse le 20 septembre

mercredi 5 septembre 2012

 (Info SII Toulouse)

Travailler le dimanche ? Non Merci !


SII projette de mettre en place une équipe de travail pour les vendredi, samedi et dimanche afin de répondre aux besoins d'un gros client.

Nous rappelons que pour Solidaires, le repos dominical repose sur le principe d’un jour de repos commun à l’ensemble des salariés, et selon lequel le travail du dimanche doit être réservé à une réelle nécessité sociale (hôpitaux, transports, énergie). Le projet porté par la Direction ne répond pas à une telle nécessité, mais à une contrainte commerciale dans le cadre d’un rapport de dépendance à un client.

C'est la raison pour laquelle la section syndicale SUD SII s’est prononcée contre ce projet.

De manière plus générale, au-delà du contexte spécifique au projet de SII, il est bon de rappeler que depuis les années 90, le travail dominical a étendu considérablement son emprise. Or, le dimanche est encore à ce jour, le moment où beaucoup peuvent ne rien faire, exercer un sport, une pratique artistique, se balader, sortir, bricoler, se retrouver avec leurs proches, leurs familles, leurs amis, participer à une association, se cultiver... Bref, vivre à l'écart des contraintes salariales.

La remise en cause du repos dominical par les patrons et leurs relais politiques se fonde sur le prétexte de la "liberté individuelle", c'est à dire l'idée selon laquelle chacun serait libre de choisir de travailler le dimanche. Or, même si dans certains cas, la volonté de travailler le dimanche peut être réelle pour des raisons particulières, il s'avère que dans la majorité des cas, le salarié "volontaire" travaille le dimanche par nécessité : salaire trop faible pour lui permettre de vivre décemment, travail pour pouvoir payer des études …. Pire, le caractère volontaire de la démarche du salarié peut masquer un chantage de sa hiérarchie (au licenciement, à un changement de poste ...). L’intérêt final du travail dominical en dehors des nécessités sociales citées précédemment, est bien de flexibiliser l’emploi des salariés afin d’augmenter les profits de l’entreprise et non de permettre au salarié « d’adapter son emploi du temps librement ». 

Ceci peut simplement se résumer par le fait qu'il n'y a pas d'égalité entre le salarié et son patron, il y a un rapport de subordination ; par conséquent, le volontariat peut n’être qu'un trompe l'œil et se transformer très rapidement en obligation.

C’est pourquoi il convient de rester vigilant face au projet de SII. Car si la direction dit ne surtout pas vouloir généraliser cette pratique, une brèche est ouverte. Et la liberté des volontaires à travailler le week-end empiète bel et bien sur celles des autres salariés à ne pas travailler le week-end en créant un précédent.