Et parce que les conditions de travail à SII dépendent aussi d'un contexte socio-économique, vous trouverez en cliquant sur l'image ci contre une page contenant des réflexions de membres de la section ainsi que des informations sur des mouvements auxquels SUD/Solidaires participe.

lundi 17 décembre 2012

(Info SII national) 
Un partage ? . . . . . vraiment ?

Pour 2011-12, le montant du dividende par action passe à 7 centimes, contre 5 et 5,5 les années précédentes. En vertu de la loi sur le partage des profits (plus connue sous le nom de « prime sarko »), SII est donc tenue de verser une prime à ses salariés et la négociation entre la direction et les organisations syndicales s’est ouverte le 29 novembre.
Considérant que le poids des salaires sur la valeur ajoutée n’était pas en diminution à SII, et qu’elle n’avait donc pas d’obligation « morale » à faire un effort supplémentaire, la direction avait annoncé dès septembre une prime symbolique !

Effectivement, le montant avancé, 25 euros, est extrêmement symbolique. Pour légitimer cette somme, la direction la rattache à l’augmentation du coût de la mutuelle qui serait donc, pour cette année, prise en charge par SII à travers cette prime.

La négociation n’est pas terminée, une prochaine et dernière réunion se tiendra le 20 décembre. Mais la direction a déjà indiqué qu’une proposition des syndicats, ne serait-ce que du double (50 euros), était inenvisageable. A 25 euros par salarié, la somme versée pour l’ensemble des salariés serait ainsi de l’ordre de 65 000 euros.

Le surplus de dividende versé, par rapport à l’exercice précédent, étant de 300 000 euros pour les actionnaires, cette somme de 65 000 euros n’est pas seulement symbolique ; elle est tout simplement vexante pour les salariés qui subissent, en moyenne, des hausses de salaires en dessous de la hausse du coût de la vie depuis plusieurs années.

Si toute idée d’une meilleure répartition entre capital et travail relève pour la direction d’une « lutte de classes » qui n’a plus lieu d’être, une meilleure répartition des fruits de la croissance apparaît plus que jamais nécessaire et reste un fondement du mouvement syndical, en particulier pour Solidaires.

Il n’est pas question pour Solidaires de cautionner une prime gadget, que son montant soit de 25, 30 ou 35 euros. A moins de 100 euros par personne (soit une enveloppe globale de 250 000 euros), Solidaires n’envisage pas de signer un accord et préfère laisser la direction assumer seule son « symbole ».

Et puisque la direction considère elle aussi que le partage de la valeur ajoutée doit se faire à travers les salaires, nous prenons d’ores et déjà rendez-vous pour les prochaines négociations annuelles obligatoires (NAO), afin de fixer pour le prochain exercice un montant et des modalités d’augmentation des salaires assurant une juste rétribution du travail des salariés.