Et parce que les conditions de travail à SII dépendent aussi d'un contexte socio-économique, vous trouverez en cliquant sur l'image ci contre une page contenant des réflexions de membres de la section ainsi que des informations sur des mouvements auxquels SUD/Solidaires participe.

mardi 19 mars 2013

(Info SII national)

 Vigilance « grand froid » 
sur les salaires !

Le troisième et dernier round des Négociations Annuelles Obligatoires sur les augmentations de salaires pour l’exercice 2013-14 aura lieu ce lundi 18 mars 2013. La direction de SII propose une moyenne d'augmentation de seulement 0,35%. Autant dire que pour la plupart, cela se traduira par un nouveau gel de salaire.

Dans le même temps, l’entreprise bénéficiera du crédit d'impôt (CICE) octroyé par l’État pour restaurer la "compétitivité". De cette somme, la direction a fait la démonstration savante que 1/4 (500 k€) reviendrait aux salariés à travers la participation (en moyenne 190 € par personne). Le reste allant directement à la restauration des marges.

Ainsi, ce sont encore les salariés qui vont faire les frais d'une crise économique qu'ils n'ont pas créée. Cette augmentation de 0,35%, proposée par la direction, inférieure à l'augmentation du coût de la vie prévue pour 2013 (entre 1 et 2 %) ne fera que renforcer une lassitude des salariés déjà fortement perceptible et validée par les données fournies par la direction elle-même (hausse des congés maladie, absentéisme, faible participation aux activités de l'entreprise,...).
Les marges de SII France n’étant pas en baisse mais stables depuis 2010, nous proposons à la direction de restaurer la compétitivité à travers la motivation des salariés plutôt qu’une gestion financière à court terme basée sur une austérité à la sauce SII. 


Nous demandons donc que la totalité du crédit d’impôt de l’État bénéficie aux salariés, directement à travers les augmentations de salaires et non par son hypothétique impact sur la participation. Ce qui revient à une moyenne d’augmentation autour de 2%.

Par ailleurs, sans hausse générale des salaires, les augmentations risquent de ne profiter qu’à quelques privilégiés, sélectionnés le plus souvent "à la tête du client". La direction se refusant à toute augmentation générale des salaires, nous demandons que soit tout de même fixé un maximum d'augmentation de 500 € brut afin que les augmentations se répartissent sur un plus grand nombre de salariés.

Cette demande de Solidaires d'une meilleure répartition concerne la direction nationale de SII dans le cadre des NAO. Mais ce sont les directions locales qui seront au final les décideurs des augmentations de chaque salarié.

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